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October 17, 2009

Photographie animaliére : qui a dit qu'il s'agissait d'une activité facile ???

Ce matin, je me préparais pour une sortie en forêt à la recherche des chevreuils, quand soudain, une idée me traversa l'esprit : et si, pour une fois, je partais en quête d'un terrible predateur.

Dents longues, regard perçant, griffes acérées .....

Le danger est réel, le sujet quasi insaisissable ( non, non, je vous assure, les visons évadés de Dordogne ne sont pas encore arrivés en Essonne .... ).

Je me décide donc à tenter l'aventure, et munie de mon seul 40D couplé avec le 100 mm macro F 2.8 ( oui, je sais, j'ai vraiment décidé de prendre tous les risques !! ), je me dirige d'un pas décidé, sûre et néanmoins le plus discret possible vers le lieu ou séjournent ces terribles carnivores : ma chambre !!!!!

Et je me lance dans une petite séance photo que j'avais décidé de faire depuis longtemps, mais que je reportais à chaque fois, dont les sujets sont tout simplement les deux boules d'amour et de tendresse qui partagent ma vie depuis quelques années déjà.

Vous vous en doutez maintenant, il s'agit de mes deux chats, Binabik et Quantaka.





Sincérement, je vais vous avouer quelque chose : même s'il s'agit de chats domestiques, ce sont des sujets difficiles à immortaliser. Photgraphier des chevreuils ou faire des portraits de renards est en fait ..... plus facile !!!

J'espére que vous apprecierez ces quelques clichés sans grande prétention. En fait, c'est juste pour le fun, de temps en temps cela fait du bien ................ certains d'entre vous me comprendront ;-)



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August 28, 2009

Portrait du brocard aux fleurs ……………

Avez-vous confiance en moi ?

Alors si c’est le cas, fermez les yeux, et …………… imaginez.

Transportez-vous un matin de juillet.

Vous sentez sur votre peau la chaleur du soleil matinal déjà haut dans le ciel, ainsi que la douce caresse d’une légère brise. Votre attention est attirée par le bruit de plusieurs Bernaches du Canada, et c’est sans peine, malgré vos yeux clos, que vous les suivez mentalement passer au dessus de vous. Puis, au loin, vous discernez le cri d’une buse en chasse, son rapidement étouffé par le bruissement des arbres se trouvant derrière vous, agités par une bourrasque joueuse.

Ouvrez les yeux maintenant.

Devant vous s’étend à perte de vue une mer d’herbes hautes et de fleurs multicolores. Vous êtes seul, isolé, agenouillé au milieu de cette étendue sauvage. Vous observez de nombreux agrions multicolores en chasse, exécutant une danse mortelle au dessus des ondulations régulières de la végétation. Cette dernière vous entoure, vous enveloppe, si haute qu’elle vous dissimule presque entièrement. Seul votre visage semble échapper à cette masse en mouvement, vous faisant paraitre tel un noyé cherchant désespérément une bouffée d’air.

Le temps ne s’écoule plus, le reste du monde a définitivement cessé d’exister pour vous.

Puis, brisant cette éternité, vous les voyez apparaitre à l’horizon.

D’une grâce qu’ils sont seuls a posséder, ils se dirigent vers vous, bondissant à travers les vagues vertes. Vous les observez, n’osant pas esquisser le moindre mouvement, les battements de votre cœur s’accélérant au fur et à mesure de leur approche. Deux petits princes de la forêt viennent à votre rencontre, ou plutôt, un prince et une princesse : brocard et chevrette.

Imaginez les émotions diverses qui vous submergent lorsqu’enfin, leur promenade se termine devant vous.

Si proche ……………

Mon dieu ……………

Si proche de vous que vous pourriez presque les toucher en tendant simplement le bras.

Et rien ne vous sépare d’eux.

La femelle plonge alors son regard noir dans le votre, avec une telle intensité que vous avez l’impression, pendant quelques secondes, de ne faire plus qu’un avec elle. Pendant qu’elle reste immobile, fixée sur vous, vous prenez tout votre temps pour l’admirer. Son museau d’abord : si frémissant, si noir et délicat. Puis, vos yeux glissent sur sa fourrure : si lisse, si parfaite, si chaude et douce au soleil. Un appel aux caresses, une tentation à laquelle vous devez absolument résister.

Vos observations se portent alors sur son compagnon, occupé à se nourrir, tout aussi proche de vous que sa femelle. Redressant soudainement la tête, il vous fait face, majestueux et digne, malgré ses bois cassés, signe d’un ancien combat.

Tendu, vous vous savez l’objet de toute son attention, et c’est avec la plus grande prudence et les mouvements les plus lents possibles que vous portez votre appareil photo à vos yeux.

Un seul et unique déclenchement.




Imperturbable, immobile, il vous fixe. Cette fois les rôles semblent être inversés : vous êtes devenu son sujet d’étude.

Avec une extrême douceur, vous vous tournez de nouveau vers sa compagne et votre regard se perd alors, une dernière fois, dans le gouffre sans fond des yeux de celle-ci : ultime partage d’un instant unique.

Puis, d’un même élan, répondant à un appel qu’eux seuls entendent, le couple princier s’élance avec agilité au dessus des vagues végétales, passant sur votre droite, vous frôlant presque, pour disparaitre sous le couvert de la forêt derrière vous.

C’est alors que le bruissement des feuilles dans les arbres, le cri de la buse en chasse, et le bourdonnement des abeilles autour de vous, vous sortent de votre torpeur, annonçant votre retour dans le monde réel.

Imaginez ……………

Imaginez ……………. une mer d’herbes hautes et de fleurs multicolores, et au milieu trois êtres qui se font face : chevreuils et humain, réunis pendant quelques instants hors du temps et du monde dans une improbable communion.

Imaginez ……………

Imaginez …………… ce que j’ai eu la chance de vivre.




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May 19, 2009

Aprés une trop longue absence ....

Je suis enfin de retour !

Je sais, c'est pas trop tôt.

Stéphane, tu avais plus ou moins raison concernant des congés restant à prendre : 10 jours prévus depuis longtemps, uniquement dédiés à la photographie animaliére. J'allais enfin pouvoir mettre à profit mes repérages de cet hiver.

C'était sans compter sur Dame Malchance qui me poursuit encore et toujours. 48h00 avant la date fatidique, l'accident. Rien de bien serieux, je vous rassure. J'ai du troquer mon 40D avec une paire de béquilles et une attèle, et mes congés par 3 semaines d'immobilité dans mon appartement ( c'est Binabik et Quantaka qui ont été heureux .... ).

Une longue absence donc, et malheuresement pas de photos à vous présenter. Un point positif tout de même : les 4 pompiers qui m'ont emmené, toutes sirénes hurlantes à travers Paris vers le service d'urgence le plus proche, étaient vraiment tres .... mignons !

Ok, ok, je me calme.

Cela va mieux maintenant, mais comme rien n'est encore completement consolidé, je suis obligée, pour l'instant, de remettre à plus tard mes sorties en forêt et mes affuts. Rien qu'un peu de patience et de rééducation ne sauraient remettre en état .... pour mes vacances d'été !

Pas de panique, il me reste encore les fleurs de mon balcon à photographier .... rires !!!

Par contre, je tenais à remercier les personnes qui se sont inquiétées de mon absence. Je peux vous dire que cela m'a vraiment fait tres plaisir de vous lire des que j'ai pu à nouveau me connecter. J'en est été vraiment trés émue. Je me suis appercue que je n'étais pas qu'un pseudo, mais que j'existais aussi pour vous en temps que personne. Sincérement, j'en suis touchée.

Je vais faire mon possible pour repondre à l'ensemble de vos commentaires et de vos MP. Par contre, cela va prendre un peu plus de temps que prévu. Sans rentrer dans les détails, disons que mon " fournisseur " actuel d'internet ( certains comprendront de qui je veux parler ), va me couper ma connection d'ici quelques jours. Là aussi, rien de bien sérieux, mais le temps que je fasse les démarches, je risque de ne pas pouvoir me connecter pendant un certains temps ( je pourrais peut-être me connecter de maniére trés épisodique, qui ne permettra pas, malheureusement, d'avoir de longs échanges écrits avec vous tous ).

Je voulais juste vous en informer.

Donc, si pendant le mois de juin, je ne passe que rarement sur les blogs, ne vous inquiétez pas, je n'ai pas abandonné la photo ( je sais, je sais, je viens d'en décevoir nombre d'entre vous .... rires !! ), et je n'ai pas l'intention de quitter Iper.

Je suis trop bien avec vous tous....... ;-)

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April 20, 2009

La photo est mauvaise, très mauvaise même ….. :-(

… bien en deçà, en terme de qualité et de composition, que tout ce que je vous ai présenté depuis la naissance de ce blog ( oui, oui Nax, là, tu peux le dire, la map n’a pas été faite sur le sujet …. Rires !!!!! ).

Sujet flou, map réalisée sur l’arbre à coté, de nombreux troncs en premier plan qui gâchent la lecture, manque de lumière, et j’en passe …….

Alors je me suis interrogée tout le week-end : dois-je ou non faire figurer ce cliché sur ce blog, dois-je ou non vous le présenter ?

Mais c’est ma première rencontre avec une compagnie de bêtes noires, et ma première série de photos sur cet animal ( euh, oui, il y en a plusieurs à l’origine, mais c’est la mieux réussie que je vous présente ici, alors vous pouvez facilement imaginer la qualité des autres !! ).

Pour ma défense, cette rencontre s’est passée en pleine forêt, par temps pluvieux, au cours d’une billebaude. La compagnie se trouvait à une vingtaine de mètres de moi. L’approche ne me semblait pas possible : un fossé empli d’eau nous séparait, et, avancer silencieusement sur un matelas de plusieurs centimètres de feuilles et de branches mortes sans se faire repérer relevait du miracle. De plus, je vais vous l’avouer, malgré mes nombreuses rencontres fugaces ces derniers mois avec des sangliers, je n’étais vraiment pas fière. Ma peur, même si elle est moindre qu’au début, est toujours présente.

Alors, photo montrable ou non ???

Sylles répond non, poubelle …. mais la photographe débutante que je suis, qui a enfin eu la chance de faire cette rencontre et de l’immortaliser, répond …. OUI !

Même si elle est mauvaise, j’ai envie de partager avec vous cet instant, cette rencontre. Parfois, il faut oublier ses propres règles et juste se faire plaisir.

J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur … ( promis, mes prochaines photos seront meilleures, enfin ……………. j’espère .. rires !!! ).


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February 9, 2009

Malchance, malchance, vous avez dit ……… malchance ?

2008 fut une superbe année pour mes débuts en photographie. Sous le regard bienveillant de Dame Chance, j’ai eu le plaisir de découvrir un site fabuleux où se côtoient sangliers, lapins, chevreuils, faisans, écureuils roux……….

Mais c’est sous l’aile protectrice de Malchance, sa soeur, que commence cette année 2009.

Vous vous souvenez certainement de mon précédent article sur mes déboires lors de ma billebaude tant attendue sous la neige.
Et bien, figurez-vous que mes affûts sont du même ordre.

Tenez, prenons par exemple celui de dimanche matin.

Mon but est une clairière au cœur de la forêt, où lors de mes billebaudes passées, j’ai souvent croisé chevreuils et sangliers. Je ne peux y accéder qu’après 1h45 de marche. D’abord par de larges allées, puis via un petit sentier qui est rarement utilisé par les promeneurs ( mais encore trop à mon goût ). Enfin, je quitte celui-ci à l’apparition de mon repère ( un arbre mort ), et je chemine à travers arbres et futaies. Au bout d’une centaine de mètres, loin de tout, et surtout de tous, une large clairière, tapissée de fougères rousses se dévoile à mon regard.

Je me dirige directement vers l’endroit que j’ai préalablement repéré, et j’installe rapidement mon filet de camouflage.

Sur ma gauche, la vaste étendue rousse.

Devant moi, une coulée qui longe les arbres et qui vient à ma rencontre.

Derrière et sur ma droite, la forêt avec ses nombreux taillis.

Il est encore tôt, le soleil, à peine levé, a du mal à percer à travers les nuages. Je profite de ces instants de solitude et j’écoute avec attention les chants des oiseaux, observant l’éveil de la nature.

Un bruit se fait rapidement entendre et c’est une harde de sangliers qui ouvre le bal. L’individu de tête stoppe sa course, se met aux aguets, pendant que le reste du groupe continu sa cavalcade. Je dénombre une dizaine d’individus, dont plusieurs jeunes de petite taille. Ils disparaissent rapidement de ma vue, et sont rejoints par le premier.

A peine le temps de réaliser ce qui vient de se produire qu’un nouveau bruit se fait entendre. Cette fois c’est un animal seul.

Chevreuil ou sanglier ?

Apres une courte recherche, je découvre une flèche rousse se coulant entre les arbres, sautant par-dessus les troncs couchés. Maître goupil se dirige droit sur moi. Mais je suis vite repérée et il repart, tout aussi fluide, dans la direction inverse.

Et le silence retombe en douceur sur les arbres, me laissant dans l’attente.

Cette quiétude est de nouveau rompue. D’abord par ma harde de sangliers qui repasse une seconde fois, mais dans le sens inverse, puis, quelques dizaine de minutes plus tard, par deux superbes chevreuils, dont un brocard.

Alors, me direz-vous, où se trouve donc la malchance, lorsqu’en restant assise par terre, autant d’animaux se montrent à moi en moins de 45 minutes ?

Tout simplement dans le fait que toutes ces scènes se sont déroulées …. dans mon dos !!!!!

Mon matériel étant orienté vers la clairière, il m’aurait été difficile de le déplacer sans faire de bruits. De plus, le résultat n’aurait sans doute pas été idéal vu le manque de visibilité à travers la végétation.

Mais, au bout de trois heures d’attente, un brocard se montre enfin au bout de la coulée, entouré par les fougères rousses, éclairé par un rayon de soleil bienvenue. Ca y est, ma patience est enfin récompensée. Je colle mon œil au viseur, je fais la map et ……. Il prend la fuite !!!!!!

Non, ce n’est pas vrai, quelle poisse !!!!!!

Et c’est un promeneur qui fait son apparition, les bras dans le dos, marchant tranquillement sur 15 cm de feuilles mortes. Il passe à coté de moi, et nous échangeons un regard : lui interrogateur, moi ……….. assassin.

Dégoutée, je plis bagage et rentre chez moi, sans photo, avec un bon rhume



Mais je crois que mon plus bel affût loupé est celui que j’ai réalisé il y a quinze jours.

Même forêt, horaire tout aussi matinal, mais autre site se trouvant à moins de 300 mètres de l’entrée du domaine. La vue est dégagée, idéale pour une observation. Lors de mes précédents passages j’ai pu remarquer de nombreuses traces d’activités de sangliers et, à plusieurs reprises, j’ai croisé des chevreuils. Là aussi, j’ai préalablement déterminé l’endroit où installer mon affût : bien orienté, facile d’accès, loin des chemins principaux et des rencontres fortuites avec des êtres humains. Je m’y dirige aussi sûrement que rapidement.

Je pose mon sac à dos à terre, l’apn encore enfermé à l’intérieur, je déplie mon filet de camouflage. C’est à cet instant que surgit un sanglier. J’ai du mal à croire à ce que je vois : il passe tranquillement, à découvert, à 4 mètres à peine de moi !!!!!!!!! Je suis sure qu’il m’a vu, mais ma présence ne semble absolument pas le déranger.

Afin d’éviter bruits et mouvements trop brusques pouvant provoquer la fuite du sujet, je décide de ne pas sortir mon appareil, de préférer l’observation. Et c’est ce que j’ai eu le plaisir de faire pendant quelques minutes avant de le voir disparaître dans les taillis.

Décidément cet affût commence bien et c’est avec l’assurance de pouvoir faire de superbes photos que je termine mon installation …… sous la pluie. Ca, ce n’était pas prévu par météo France !

Je protège mon apn contre cette ondée passagère et j’attends …..

1h00 ……..

1h30 ……..

2h00 ……..

3h00 ……..quand un bruit sur ma gauche me fait enfin sursauter.

Je regarde en limitant au maximum mes mouvements, m’apprêtant à voir un chevreuil, et c’est un …………………………. être humain qui m’apparaît.

Il ne m’a pas repéré et se dirige à l’opposé de ma position. Il va entièrement traverser mon site d’observation. Ce n’est pas grave, il me suffira d’attendre un long moment pour que son passage n’ait plus d’influence sur les futurs mouvements d’animaux. Je patiente, et c’est avec stupéfaction que je le vois revenir par le même trajet transportant une buche sur son épaule. Arrivé à quelques mètres de moi, il la laisse tomber à terre dans un bruit fracassant, puis repart ….. pour en rechercher une seconde, puis une troisième …..

Un voleur de bois, je n’y crois pas ! De par ces passages répétés il « saccage « mon site d’observation. Pas la peine de rester.

Je me relève et commence à plier mon filet de camouflage. C’est à son quatrième retour, au moment de jeter au sol son nouveau butin, que notre quidam me remarque enfin. Il laisse tout tomber et …. Prends la fuite !

Ce jour là aussi, je suis rentrée chez moi sans photo, mais encore accompagnée d’un rhume !

Maintenant, je suis persuadée que vous me comprenez quand je vous dis que la malchance me poursuit.

Mais patience, patience ……………………..

……………………… il ne reste plus que 47 semaines avant de voir 2009 s’achever !

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January 20, 2009

Moralité

A peine 8h00, il fait encore nuit. Chaussures de rando, sac à dos, 40D muni de son 300 mm et un bridge ( Panasonic FZ18 ) dans la poche, je referme la porte de mon appartement. Il est temps, je dois me dépêcher, car dans moins de 45 minutes tout sera fini et la route est longue jusqu’au rendez-vous.

Je quitte enfin la ville, ses bruits, ses folies et par le même sentier parcouru depuis tant d’années, je pénètre dans le royaume de Dame Nature. La forêt encore endormie et silencieuse sur ma gauche, un champ enneigé sur ma droite, j’arrive enfin à l’ endroit convenu. Je suis à l’heure, tout est calme, serein. Je suis seule, immobile, dans l’attente. Je regarde les branches dépouillées des arbres qui se découpent sur un ciel encore sombre où les derniers lambeaux de nuit s’attardent encore.

J’attends, anxieuse. Tout se passera-t-il normalement ? Les conditions semblent pourtant réunies.

Patience …..

Je prends le Panasonic et je regarde les réglages. Tout semble correct.

Patience …..

Je regarde l’heure : 8H43, cela ne devrait plus tarder maintenant, le spectacle devrait commencer.

Patience …..

Patience …………

Et le miracle de la nature, immuable depuis des millénaires, surgit enfin derrière les arbres. D’abord un simple point lumineux, minuscule à travers les branches arachnéennes, il se transforme rapidement et l’on peut déjà deviner que c’est un gigantesque disque de feu qui apparaitra bientôt derrière les sentinelles immobiles dépouillées de leurs feuilles. Le ciel s’embrase alors pour accompagner cette arrivée d’une symphonie d’ors et de pourpres.

Un jour nouveau vient de naitre.



Un matin au bord du chemin ....
Un matin au bord du chemin ...…



Je souris. Quelle magnificence. Je me sens si …… petite, insignifiante.

Un dernier regard et je me tourne vers la forêt. Il est temps maintenant de parcourir ses allées et de la voir s’éveiller de sa froide nuit. Une semaine que j’attendais avec impatience cet instant, car chose rare en Ile de France, il a neigé et grâce au froid constant depuis, c’est sur un tapis de 5 cm de poudreuse aussi fraiche qu’au premier jour que je vais évoluer.

Premiers pas, première constatation : aïe, je fais autant de bruit sur la neige que si j’avançais sur un tapis de 15 cm de feuilles mortes. Pour la photo animalière, surtout dans le cadre d’une billebaude, ce n’est vraiment pas l’idéal.

Au bout de quelques mètres un premier chevreuil prend la fuite sur ma gauche. Quelques minutes plus tard, sur ma droite, c’est un second « petit prince de bois « qui disparait à travers les arbres suivi de peu par une harde de sangliers. J’hésite, que faire. Je dois éviter de provoquer la fuite des animaux, non pas seulement dans le but de faire LA photo tant attendue, mais pour prévenir une dépense d’énergie supplémentaire inutile pour ces animaux à cette époque de l’année. Certes, nous ne sommes pas à 1 000 mètres d’altitude et il ne fait que moins 10 °, mais cela reste un principe que tout photographe « animalier « amateur doit intégrer dans sa démarche. Je prends donc la décision de n’utiliser que les chemins principaux, avec les autres promeneurs, joggeurs, cyclistes du we et de délaisser mes petites sentes secrètes où je peux serpenter dans la plus grande solitude à travers fougères et arbres à la rencontre des hôtes de la forêt.

C’est donc sans regrets que je parcours les larges allées, profitant de cette météo particulière, me délectant de cette balade de plusieurs kilomètres même si je sais que je ne ferai aucunes photos ce jour là.

Perdue dans mes pensées, un bruit soudain me fait relever la tète et devant moi se tient un chevreuil, immobile, me fixant. Je n’esquisse plus aucuns mouvements, et j’ai la surprise de voir deux autres individus traverser l’allée derrière le premier pour se cacher dans la forêt, rapidement suivi par celui-ci. Je souris, pas de photos mais une rencontre furtive de 3 individus que je ne vais pas oublier.

Je reprends ma route et me retrouve quelques secondes plus tard à une croisée des chemins. Je regarde à droite, puis à gauche et là, j’ai la surprise de redécouvrir mon trio. Serrés les uns contre les autres, à découvert sur le chemin, immobiles, à peine à une dizaine de mètres de moi, me regardant, j’identifie une chevrette et ses deux chevrillards. Le cadre est idéal. Tout est recouvert de neige, les sujets sont en pleine lumière, un simple bouleau à l’écorce blanche se trouve près d’eux. Je reste sur ma position, et faisant le minimum de gestes, au ralenti, je rapproche mon apn de mon visage, colle mon œil au viseur, fais la map. Superbes, ils sont tout simplement superbes.

Je déclenche une fois, puis deux, puis trois …..

Mais rapidement le bruit du déclenchement du 40D les met en alerte. Je m’arrête alors, les observe encore quelques minutes puis les regarde partir dans la forêt. Un superbe moment, une superbe photo. Je les laisse reprendre le cours de leur vie et je reprends ma route en prenant soin de partir à l’opposé de leur direction. J’en profite, le sourire aux lèvres, pour regarder sur l’écran du 40D les photos que je viens de réaliser ….

Blanche …..

Blanche …..

Blanche ….. blanche …………….

Blanche ….. blanche ………………. blanche … blanche ………… NON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Toutes blanches.

Le sourire aux lèvres ayant disparu, je regarde les réglages. Mode manuel, les données de l’ouverture et de la vitesse sont aberrantes, compensation d’exposition à +2 !!!! Pourtant, comme d’habitude, tous les paramètres avaient été contrôlés avant mon départ et au moment de commencer la billebaude, à l’entrée même de la forêt : priorité ouverture à 5,6, isos choisis en fonction du sous bois, de la neige et des conditions lumineuses. Il faut que je me rende à l’évidence, mes doigts engourdis par le froid et engoncés dans mes gans auront eu raison de mes précautions et j’ai malencontreusement tourné la molette de réglage en manipulant l’appareil.

Les photos sont irrécupérables.

Quand aurais-je de nouveau la chance de faire une telle photo de chevreuils dans la neige ?


Moralité : pensez à contrôler régulièrement les réglages de vos appareils au court de vos billebaudes et de vos affuts. Une mauvaise manipulation est très vite arrivée, et la déception aussi.



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November 3rd, 2008

Errances photographiques dans les méandres de mon imagination.

Petite nouveauté sur mon blog, la création d’un nouvel album intitulé : « Errances photographiques dans les méandres de mon imagination « .

Comme vous pourrez le constater dans les mois qui viennent, cet album regroupera des photos sans rapport avec les animaux et la nature ( sauf, peut-être, les portraits de mes chats … ). Principalement orienté vers une recherche esthétique et graphique, j’essaierai de vous faire partager les images qui cheminent au fin fond de mon esprit.

Ces petits exercices me permettront aussi d’apprendre à maitriser mon 40D, et surtout, de comprendre les lois de la photo : ouverture, vitesse, exposition …. Tout ce qu’il n’est pas possible d’expérimenter lorsque l’on « traque « photographiquement un chevreuil en affût !

Pour ouvrir cet album, je vous propose deux photos faites ce week-end dans mon salon ( ça, c’est un autre avantage : pas besoin d’affronter le froid et l’humidité matinale assise sous un bosquet en pleine forêt ! ).

J’avais depuis un moment cette image en tête : une rose rouge se reflétant sur de l’eau, le tout sur fond noir. Ce petit exercice m’a permis d’appréhender deux difficultés : la PDC et l’interaction entre vitesse et ouverture.

J’ai rencontré quelques difficultés concernant la profondeur de champs, car effectivement, je souhaitais que les feuilles soient floues, que la rose et les gouttelettes d’eau sur la gauche soient nettes. J’ai donc varié mon ouverture afin d’avoir une zone de netteté la plus grande possible. Mais je n’ai pas su trouver le bon compromis afin que seules les feuilles restent floues. Un ami m’a donné un début de piste en m’expliquant que la zone de netteté se situait 2/3 derrière le point de MAP et 1/3 devant ( j'ai bien compris Sam ? ). J’aurais donc du déplacer ma MAP en avant de la rose, et non dessus comme je l’ai fait, ce qui aurait décalé d’autant la zone de netteté ……

Sujet à approfondir à l’avenir.

Rose
Rose


Je me suis ensuite amusée, puisque mon sujet était plutôt statique, à jongler, en mode manuel, avec l’ouverture et la vitesse. Les résultats furent souvent catastrophiques avec des photos le plus souvent entièrement blanches ou noires. Mais, parmi celles-ci, une est ressortie. Complètement surexposée, n’ayant que peu de relation avec la réalité, j’ai tout de suite été séduite par son aspect acidulé. J’ai l’impression de sortir du domaine de la photo pour entrer dans celui du dessin.



Rose : variation sur un thème
Rose : variation sur un thème



Je trouve le résultat intéressant et esthétique, même s’il n’est qu’un pur fruit du hasard.

J’espère que vous m’accompagnerez tout au long de cette recherche. Que votre regard et vos conseils me permettront de progresser, d’aller toujours plus loin ………. d’apprendre ………

Et pour ceux qui craignent de ne plus voir de photos de la faune sur mon blog, pas d'inquiétude. Samedi prochain, si le temps le permet, au lever du jour, je serai cachée derriére mon filet de camouflage, affrontant le froid de novembre, dans l'attente de la visite de ma famille chevreuil ......

A bientôt.





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September 16, 2008

Blog et forum

Première adresse, celle du blog photo d’un ami breton ( grave erreur de ta part breizhoo, mais je te pardonne ). Je dois avouer que sans ses conseils éclairés, nombre de mes photos présentées ici n’auraient jamais vu le jour.

Principalement orienté sport et nature, vous pourrez ainsi découvrir, en feuilletant ses pages, une magnifique photo de Gallinule poule d’eau ( arghhhhhhhh je rêve de faire la même …. mais j’y arriverai un jour, j’y arriverai ……. ), mais aussi faire la connaissance de Mister Bouibouis ….

Alors n’hésitez pas, rendez lui une petite visite.

Pour vous y rendre, ce n’est pas compliqué, suivez le guide => http://www.breizhoo78.fr/

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Autre adresse, celle d'un forum que je visite quotidiennement.

Je veux parler du mythique, mais néanmoins très instructif site de http://www.beneluxnaturephoto.net/

Exclusivement orienté nature, vous pourrez y admirer des photos d’amateurs ( très avertis ou débutants ), mais toujours passionnés et désireux de vous faire partager de sublimes rencontres.

N’hésitez pas à vous égarer sur les pages traitant du comportement animal, du choix du matériel ou de la technique photo appliquée au milieu naturel.

Un site a consulter régulièrement.

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September 12, 2008

Premières frayeurs ……..

Juin 2008

6h30 du matin

Munie de mon APN, je prends la direction de la forêt. Sur des chemins déjà maintes fois parcourus, attentive au moindre mouvement, au moindre bruit, je progresse. Quittant le chemin principal, je m’engage sur un petit sentier, accompagnée par les conversations stridentes des écureuils de Corée. Les sous bois touffus s’effacent progressivement pour laisser la place à une forêt plus aérée, les fougères en ont profitées pour se développer, et c’est au travers d’une mer de verdure que j’évolue.

En passant prés du tronc décapité d’un bouleau mort, j’entends un léger bruit. Je reviens sur mes pas. Oui, il se passe effectivement quelque chose, là, à l’intérieur même du tronc. Je lève la tête et à quelque mètres, je le vois enfin : un nid de pic épeiche, occupé. Je regarde autour de moi, les adultes sont là. Je vais pouvoir assister au nourrissage d’un jeune pic. Un spectacle qu’il m’est impossible d’ignorer. Regardant la provenance de la lumière, je recherche la meilleure place d’observation. Pour cela je m’éloigne de quelques mètres, quittant le chemin pour me faufiler à travers les fougères. Et je deviens spectatrice d’un superbe ballet, dont le point culminant est l’apparition de la tête du petit appelant ses parents.

Plus d’une heure se passe ainsi, hors du reste du monde, quand un bruit, de l’autre coté du sentier, attire mon attention. A quelques mètres de moi je vois les fougères s’agiter. Un animal vient dans ma direction.

Je reste immobile, j’observe.

6 mètres.

Il doit s’agir d’un chevreuil. Non impossible, je verrais la tête sortir de la végétation.

5 mètres.

Certainement un renard. Non impossible, ils sont plusieurs.

4 mètres.

Des lapins alors ? Non impossible, cela ne correspond pas à leurs mouvements.

3 mètres.

Je sais maintenant.

Une harde de sangliers fonce droit sur moi !!

La panique m’envahie. Je n’ai jamais vu de sanglier de ma vie. Je m’apprête à me retrouver nez à nez avec plusieurs bêtes faisant au moins un mètre au garrot, une bonne centaine de kilos, sans aucun doute agressives vis-à-vis des humains, et prêtent à me charger ! Je regarde autour de moi à la recherche d’un abri de fortune. Pas de rocher ou de tronc sur lequel me refugier.

Mon calme revient et c’est le reflexe du photographe qui reprend le dessus. Je cherche le meilleur angle. Rester debout : ce n’est pas une bonne solution pour mettre en valeur le sujet. Il faut que je me baisse, mais le rideau de fougères me gêne. L’idéal serait de me rapprocher du bord du sentier. Mais en faisant cela le bruit ferait fuir la harde qui est si proche maintenant. Je me relève, pose mon appareil photo et décide, tout simplement, de profiter de cette première rencontre.

Un premier groin apparait alors au pied des fougères. Puis une tête.

Etonnement ! Il s’agit d’un jeune qui ne dépasse pas la taille d’un épagneul malgré une robe sombre comme celle d’un adulte. Le reste de la harde, toujours invisible, continue de s’agiter. Malgré mon silence et mon immobilité il m’a repéré, son regard me fixe. Ma respiration se bloque, mon corps se fige. Il émet alors un grognement et d’une formidable détente, dont je ne croyais pas cet animal capable, il franchit le sentier d’un bond. Je sursaute. Impossible de le voir. Maudites fougères, mais je le sens, je l’entends grogner. Il est là, tout à coté de moi. Si je tends le bras, je suis sûre de le toucher, si je fais un pas, je serai devant lui. Je ne vois plus qu’une chose, la végétation s’agiter, je n’entends plus qu’une chose : ses grognements.

Aussi rapide que son précédent bond, il refranchit de nouveau le sentier en galopant et rejoins le reste de sa harde, dans un nouveau concert de grognements, à plusieurs voix cette fois. Les fougères s’agitent de plus belle. Ils s’éloignent.

3 mètres.

Je relâche enfin ma respiration.

4 mètres.

Je me détends

5 mètres.

Je souris. Quelle superbe rencontre …………….

En écrivant ces mots je retrouve toute l’émotion du moment. Je ne regrette aucunement le choix que j’ai fait ce jour là, ne pas avoir pris de photo, mais tout simplement, d’avoir profiter pleinement de ces quelques instants.

Quand à ma seconde rencontre, elle fut tout aussi intense et spectaculaire, même s’il ne s’agissait que de marcassins ……



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August 19, 2008

Vous souvenez-vous ……….

…… de LA photo ?

Celle qui vous a transmis le virus, celle qui vous a montré la voix.

Regrettant de plus en plus de ne pouvoir immortaliser des instants vécus, je me décide en mars 2008, et fais l’acquisition de mon premier appareil photo numérique : un bridge, le Panasonic FZ18, sans savoir que j’ouvrais la porte d’un univers dont je ne supposais même pas la diversité. Comme beaucoup, je pense, mes premiers « forfaits photographiques « se portent sur les paysages, les couchers de soleil, les fleurs ……..

Et un samedi après-midi, je prends le chemin de la forêt. Mon regard se pose sur les moindres détails, comme ce petit pont de bois qui enjambe un ru asséché, ce tapis de mousse qui recouvre une vieille souche, cette écorce torturée d’arbre mort depuis longtemps, ou bien encore, cette délicate fleur jaune …….

Agenouillée dans l’herbe, toute mon attention portée sur cette-ci, je décide de tester la fonction macro de mon petit Pana. Je serais incapable de vous dire ce qui, d’un bruit ou le sentiment d’être observée, me fit détourner le regard de mon sujet, au bout de quelques instants. Mais je le vis, là, devant moi, assis au milieu du chemin, aux aguets, me fixant ……..Un magnifique écureuil roux portant dans sa gueule un fruit.

Je me relève doucement afin de ne pas provoquer sa fuite. Je colle mon œil au viseur et commence à faire la map sur lui. Mais je suis trop lente et il prend la fuite, sautant sur le tronc de l’arbre le plus proche. Tout en gardant ma position, j’essaye en vain de suivre sa course, mais il est beaucoup trop rapide pour moi. Enfin, la chance me sourit. Il s’arrête. J’ai quelques secondes devant moi pour l’immortaliser.

Je vise. La map se fait.

Je shoot. Il s’enfuit encore.

Nouveaux essais.Encore loupés.

Il passe ainsi d’arbre en arbre et finit par se refugier dans les branches de celui se trouvant à mes cotés. Je lève la tête. Il est là, juste au dessus de moi, immobile, ne cessant de m’observer. Mais quelque chose ne se passe pas normalement, car il est agressif vis-à-vis de moi, et ne cesse de me cracher dessus comme le ferait un chat en colère. Je ne comprends pas son attitude : il n’est pas acculé et peut prendre la fuite à n’importe quel moment, je ne fais aucuns mouvements brusques, je suis immobile et ne fais que l’observer. Alors, pourquoi ce comportement ?

Rester plus longtemps ne me servirait pas à résoudre ce mystère, mais au contraire, dérangerait encore plus l’animal. Je décide alors, doucement, de reprendre ma route, contente d’avoir fait cette rencontre, et de le laisser derrière moi suivre le cours normal de sa vie.

Après m’être suffisamment éloignée, je décide de regarder si ou moins une des photos est exploitable. Et parmi les clichés flous et ceux ou seul apparait l’arrière train de mon écureuil, j’en trouve une, prise au moment où il s’est arrêté quelques instants. Une seule et unique photo, mais la joie m’envahie.

Je commence à zoomer. La map s’est faite sur le tronc d’arbre et non sur le sujet. Du coup, celui-ci manque de netteté, mais ce n’est pas grave. Pour ma première photo d’un animal pris en liberté, je ne suis pas trop mécontente du résultat. Mais l’excitation me gagne, ainsi que les frissons, car plus j’agrandis cette photo au niveau de la tête de l’animal, plus je prends conscience de la nature du « fruit « qu’il portait dans sa gueule. Fruit qu’il n’a jamais lâché pendant tout notre rencontre. Je ne peux le croire. Mes yeux commencent à se remplir de quelques larmes. Tout s’explique enfin. Je comprends maintenant la raison de son agressivité vis-à-vis de moi.

Son bébé.

Ecureuil roux ( Sciurus Vulgaris )
Ecureuil roux ( Sciurus Vulgar…

J’ai tout simplement surpris l’écureuil en train de déplacer son petit. Et la scène est la, immortalisée.

Voici MA photo, celle qui m'a transmis le virus, celle qui m'a orientée vers la photographie animaliére.

Malgré son manque de qualité, et sa mauvaise map, je ne pouvais pas débuter ce blog sans lui faire une place d'honneur et lui consacrer un petit article.

Je pense que vous me comprendrez ............

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August 13, 2008

Croyez-vous à la chance du débutant ?

Je venais d’acquérir mon nouvel objectif : un 300 mm F4 couplé à un multiplicateur 1.4, et malgré le temps pluvieux, il m'était impossible de résister, et dés le début du jour, je suis partie dans la campagne essonnienne pour le tester. Mon but : les bordures d’un champ ou depuis plusieurs semaines déjà j’avais repéré de nombreux lapins.

Enfin j’arrivais sur place, et mes sujets, dés qu’ils me virent approcher, se refugièrent dans un bosquet. Ce n’était pas grave, je savais qu’ils ne pourraient pas résister longtemps à l’envie de venir s’amuser de nouveau sur le chemin.

Je m’installais, allongée dans les hautes herbes, évitant au maximum les ronces, mon sac à dos et mon APN posés devant moi, face au sentier et à un champ couvert de pâquerettes, le bosquet sur ma gauche. C’était fait, le cadre était posé, je n’avais plus qu’à m’armer de patience …… Pendant ces quelques instants d’attente, je profitais du chant des oiseaux matinaux, du temps présent, et ……………………….. je me suis endormie !!!!! Honte à moi, je le sais.

Au bout de quelques instants, j’entendis une branche se casser, tout à coté de moi. Sans bouger, les pensées m’assaillirent : « Ca y est, les lapins sont sortis, il y en a un qui est là, tout à coté de toi. Alors pas de gestes brusques, il est temps de te mettre au travail ma fille, et il ne faut surtout pas le faire fuir « .

Doucement, les yeux encore fermés, m’attendant à me retrouver face à un de ces mignons rongeurs, je relevais la teêe. Et, quelle surprise de me retrouver nez à nez avec un splendide ...............renard ............à moins d’un mètre de moi !!!!!!!!!!!!!

J’avais, par le passé, déjà eu la chance de croiser la route de ce prédateur, mais jamais d’aussi prêt. Mon rêve se réalisait, j’allais enfin pouvoir photographier un animal, en principe timide et craintif, dans des conditions exceptionnelles. Pour appuyer un peu plus ma chance, c’est à ce moment là que le soleil choisit de se montrer lors de l’unique éclaircie de la journée.
Lentement, je me redressais sur mes coudes afin de commencer les photos, le renard ne bougeant pas. Aucunes marques d’agressivités, toujours aussi proche. L’œil dans le viseur je dirigeais l’appareil vers mon nouveau sujet. Mais là, stupeur : l’animal était beaucoup trop proche de moi pour la configuration que j’utilisais, je ne pouvais photographier qu’une partie de sa fourrure !!!!! Et bien entendu, ce jour là, je n’avais pas pris mon bridge avec moi !!!!








C’est alors que le renard s’est mis en mouvement et s’est éloigné, sans fuir, de moi. Que faire ?
Si les photos n’étaient pas possibles au moins les souvenirs seraient là.
Mais il est revenu, tournant autour de moi, me regardant, faisant les cent pas devant moi. Tout ce qu’il fallait, je tenais mes photos !!!!!!!!

Si je devais donner des caractéristiques humaines au comportement de ce renard, je dirais qu’il semblait intrigué, voir déstabilisé de me voir ainsi couchée dans l’herbe. A aucun moment il n’a eu un comportement d’agressivité vis-à-vis de moi, et je n’ai jamais éprouvé ne serait-ce qu’un soupçon de crainte. Cette scène a ainsi durée de longues minutes, pendant lesquelles il passait et repassait devant moi, si proche. Puis il a repris sa route, le long du sentier, me laissant là, seule avec mes photos.

Mais à moins de dix mètres, il s’est de nouveau arrêté, se retournant pour me faire face une dernière fois et me regarder un long moment …….Ultime photo. Puis il est reparti, définitivement cette fois. Je l’ai regardé s’éloigner, croyant à peine à ce qui venait de m’arriver ……..




Il s’agit de ma plus belle rencontre avec un animal sauvage depuis que j’ai commencé ( récemment ) la photographie animalière, et aussi de mes plus belles photos.

Alors, à la question posée dans le titre sur la chance du débutant, en ce qui me concerne, la réponse est oui, sans nul doute.

Et vous ?



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August 11, 2008

Enfin, il est né !!!!!!!

Et oui, cela aura été long, très long même, mais il est enfin la, tout beau, tout neuf ….. mon blog.

Je n’ai qu’un souhait, celui de vous faire découvrir au travers de ces pages et de mes photos la faune. Non pas celle du bout du monde, mais tout simplement celle qu’il m’est possible de voir près de chez moi. Même à quelques stations de RER du cœur de Paris, je suis persuadée qu’un trésor sauvage est présent. A moi de le découvrir et de le partager avec vous.
 
Mon expérience en photographie animalière est très récente, et j’ai beaucoup à apprendre, que ce soit au niveau de la technique photographique que de la connaissance du comportement animal. Petit à petit je vais apprendre, et cela aussi je souhaite vous en faire part, au travers de mes anecdotes, de mes observations, des mes erreurs, et de mes réussites.
 
Cela semble bien simple, et pourtant …… je pars dans l’inconnu.
 
Allons-y ensemble.
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