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always extatic feeling
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La nudité dont nous n' avions pas honte
C' était notre ignorance de nos corps
Qui flanc à flanc avaient la grace prompte
Qu’ on voit dans l’ herbe aux grands félins soyeux
Eux qui pour l’ eau et non pour leur image
Vont boire aux lacs sans les troubler des yeux.
De même nos regards étaient limpides
Aucun de nous n’ ayant idée de s’ y voir vu.
Mais voici que de tous tes pores tu t’ admires
Au point de supplanter l’ univers à ma vue
Et moi qui te sens proche et loin jusqu’ au vertige
Je défaille où rien n’ est sinon que tu es nue.
in L' Autre, Gallimard, 1980
http://www.ipernity.com/blog/30875/69361
1-Si j'étais un animal, je serais sans odeurs, sans poils, sans maître ou un chat
2-Si j'étais un arbre, je serais un gingko bilboa
3-Si j'étais une plante, je serais une belle femme ou un hortensia
4-Si j'étais une fleur, je serais une jeune fille ou une véronique
5-Si j'étais un condiment, je serais un mec super sympa qui dit toujours la vérité ou un piment
6-Si j'étais une couleur, je serais noir et je m' appellerais Barak Obama
7-Si j'étais du métal, je serais du chrome
8-Si j'étais une pierre, je serais un caillou
9-Si j'étais un parfum je serais la caféine
10-Si j'étais une saveur, je serais aigre-douce
11-Si j'étais un instrument de musique, je serais une harpe
12-Si j'étais objet de collection, je serais timbré ou une canne
je suis vierge
Dans le pré vert étoilé naît le haut puissant
qui trace de ses courbes un sinueux tephas
le tonnerre de l’ être de feu sous la glace
vient frapper l’ eau parmi ses moutons blancs
Saxifrages jaunes et S pyramidale
les tiges sèches à l’ émonde fleurie
le cheveu vers les profondeurs amies
dans un champs de lave poussent amicales
La chute de la rivière Storiboekur
rayon de droite lumière aquatique
vue de visages noirs d’ un regard basaltique
éclaire l’ ample jarre dorée de verdure
Les eaux glacées en amont du fleuve beige
font déborder de la théière alluvienne
la traverse impossible des rivières oiseuses
à la reprise du temps à la fonte des neiges
La glace interdite du cratère volcanique
honore la géométrie vaste du monde
et les volutes ailées de la toxique onde
des vapeurs de son irruption sulfurique
Les aériens vulcains à la langue mâle
hourra hurlant de feux falbalas
quand au sable sommet éclairé de Morsa
pris au passé ce nom balise de Thumall
Or de son ambre solaire bouche édentée
le tableau de Kjos avale en sa terre
à la calotte glacée de ses orbes agraires
l’ eau islandaise reflet d ' acier
Le Skafta au collier bleu perlé de gris
sa langue éhontée et rose recule
entre le Harfrafull et le Svinafellsjökall
et au pied du Morsar enroulé est pris
La rocaille enneigée comme un store à l’ océan
laisse par le foehn d’ une inédite beauté
les cheveux hauts et mouillés de l’ homme étonné
sous la lumière lécheuse de son chaud passant
et moi une boucle arctique bien couchée
sur un drap fleuri de rouge laine
d’ un habit imperméable à l’ eau glacée
défiant l’ extrême par le rêve je peine