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September 14, 2007

antho perso : Gaston Miron

 

 

 

Ce monde sans issue

Pleure un peu , pleure ta tête , ta tête de vie

dans le feu des épées de vent dans tes cheveux

parmi les éclats sourds de béton sur tes parois

ta longue et bonne tête de la journée

ta tête de pluie enseignante

et pelures

et callosités

ta tête de mort

et ne pouvant plus me réfugier en Solitude

ni remuer la braise dans le bris du silence

ni ouvrir la paupière ainsi

qu 'un départ d 'oiseau dans la savane

que je meure ici au coeur de la cible

au coeur des hommes et des horaires

car il n' y a plus un seul endroit

de la chair de solitude qui ne soit meurtrie

même les mots que j' invente

ont leur petite aigrette de chair bleuie

souvenirs , souvenirs , maison lente

un cours d' eau me traverse

je sais , c' est la Nord de mon enfance

avec ses mains d 'obscure tendresse

qui voletaient sur mes épaules

ses mains de latitudes de plénitude

et mes vingt ans et quelques dérivent

au gré des avenirs mortes , mes nuques

dans le vide

in L' Homme rapaillé

 

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September 14, 2007

Re: aïe aïe aïe!

"Les femmes ressemblent aux girouettes : elles se fixent lorsqu' elles se rouillent "

Voltaire

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September 14, 2007

allez! on en remetune couche!

" appelons la femme un animal sans fourrure dont la peau est très recherchée "

Jules Renard

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September 14, 2007

coeur-frère

être à l' aise, savoir qu' il ne se passera rien de bien important, de concret ou de réel. allez et venir sans peur de ce manque d' avenir, de cette rencontre qui ne sera pas éternelle, juste durable, passante souvent. il y a la certitude de n' explorer que le fugitif répétitif, la mécanique d'une horloge dont le cadran n' est pas le temps, il y a le sourire, l' échange et les mots. mes habits quelques jours de pluie, mes avant-bras découverts quand le soleil à sa fontaine je lave la pollution des villes, la sueur de l ' effort et la contrebanderie des veilleurs sur l' homme. cela est connu. ni mystère, ni souhait, déjà vu. peut-être y a -t-il encore la beauté que l' âme sait si bien cacher derrière les attraits physiques. peut-être y a-t-il encore le sacré de plus en plus silencieux, comme le vin moderne. peut-être aussi y a-t-il le sang du partage des ruisseaux d' une source commune. cela est peut-être... la philosophie pour les autres, la théologie pour un autre ou le bien pour tous. cela peut bien être, à quoi pour moi cela est un bien.

reste. il reste la maladresse, l' oeil courbé par les battements du coeur, je ne sais pas. cette crainte de ne pas perdre pour avoir donner. cet un qui va à cet autre. reste l' incertitude profonde de ce nouveau qui ne s' annonce pas quand il se re-réalise et donne le corps à la chair. reste, un peu, cet espoir de fond de tiroir, une histoire que personne d' autre ne peut vivre et que personne n' écrit d' une main tendue ou avec l' imagination de l' art du hasard. reste la rêverie qui perdure malgré les départs, les résidences, l' allégeance d' avec les jeux des dieux. reste dans ma conscience ce que ne peuvent me persuader de cette crainte de n' être pas mon propre maître de lui-même ni les fleurs, les formes, le désir. reste le pont-réveil, la caresse de l' autre, la migration vers une île changeante, entre deux-rives, ce que je ressens sans le reconnaître, le doute connu de ce qui n' est pas nommé, ne peut porter de nom, que j' entends entre les bruits, cette musique sans heurts ni coups, immatérielle, ce que je ne peux serrer dans ma main, le sentiment que vit en moi

mon ami

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September 14, 2007

encore une pour la route !!!

" l' homme trop occupé des femmes reçoit d' elles, un jour, sa punition "

Colette

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