La chambre était haute et profonde
l 'horloge respirait entre les chandeliers
minuit par le miroir glissa comme une loutre
et du jardin venus les génies de la brise réveillèrent
dans la chaise la conscience du merisier
rappelle-toi
tu dansais pour moi
dans l 'agrément du gazouillis des rondes
une soeur à chaque main
le cornemuseux historiait nos enfances
tu marchais en sabots sur un ciel
constellé de marguerites naines
un chiffon de soie comme un fin nuage à ton cou
quelquefois
levant le bras tenant une rose de France
altesse toute droite au milieu de tes demoiselles
qui faisaient révérence
tu souriais à un arbre choisi sur l' horizon
souviens-toi
quand la porte s' ouvrit au plus jour de mai
une épée de lumière fendit ta robe
ô splendide pudeur l' instant d' une statue
poussée par le désir tu avanças légère
sous les ombres losangées de la treille
tu éclairas ton épaule au lilas blanc de la tonnelle
et tu passas dans les méandres de mon sang
tel un frisson reptile
souviens-toi
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Franzi Wei s'en va... par la sortie des autistes. says:
X Xpro replies:
Sissi (élo) says: