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September 5, 2008

Merci le Neuf

Bonjour à tous

Mon dernier article était une fausse joie, car le lendemain la panne recommençait. Hé oui je me suis battu du 21 juillet jusqu'au 28 août pour avoir Internet et le téléphone. Je ne ferai aucun commentaire sur l'efficacité des interventions ni sur la rapidité de ces dernières. En un mot, merci le neuf, nouveau grand fournisseur de pannes Internet.

Me voici maintenant de retour, en vacances en Haute Savoie. Merci à tous pour vos messages et vos commentaires, j'espère maintenant pouvoir rester parmi vous.

Bisous à tous

Ludovic

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September 17, 2008

Le Dernier Crépuscule de Juillet

Lumière rouge d'un soleil couchant,
Horizon flou brouillé par la chaleur
Ecrasant nos corps collés par la sueur,
Ta main sur mon dos tremblant
De voir le dernier.

Le dernier crépuscule de juillet
D'un coup de pinceau retrace le vent,
Il efface nos rêves d'enfants
Laissant en nous ce goût brûlant
Du dernier crépuscule de juillet.

Chaleur lourde d'une nuit tombée
L'herbe jaunie par ces jours trop chauds
Se replie sur sa souffrance, ce manque d'eau,
Eau qui coule de nos yeux apeurés
De vivre le dernier.

Le dernier crépuscule de juillet
Joue avec nos âmes torturées,
Sèche nos larmes perlées
Sur nos peaux douces données
Au dernier crépuscule de juillet.

Tristesse sombre des lendemains,
Le temps ne fait que passer
Sur cette toile aux couleurs variées,
Où nous restons pour chercher
La chaleur de nos mains.

Le dernier crépuscule de juillet
En nous a brûlé l'envie,
Je regarde ailleurs et souris
Car dans tes yeux déjà tu oublies
Ce dernier crépuscule de Juillet.

Ludovic B. " Le Dernier Sur Rien " 1997 ed L.D.S.R

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September 21, 2008

Magie

Alors que le soleil perce de ses rayons les fenêtres offertes au vent, je regarde mes mains. Quarante et un ans de chemin se terminent pour en arriver là… Sans aucun regret, sans aucune nostalgie je ferme les yeux et regarde le chemin. Non, je ne regrette rien. Les regrets ne sont qu’une perte de temps, une perte d’énergie. Je n’ai peut-être plus assez de temps, plus assez de force à dissiper dans de multiples directions, alors je choisis.

Les combats contre les chimères sont encore nombreux dans cette grande toile tissée. Je tire les fils de mes mains et de mes forces, je bouge et fais bouger. Prendre conscience du soi dans le tout … prendre conscience de sa force et de ses pouvoirs… C’est ça la magie. Cette magie qui se résume en un sourire, cette magie qui se tourne vers la lumière ou vers l’obscur, à chacun ses choix, mais l’essentiel est de choisir et d’être conscient de ses propres possibilités.

Alors qu’un sourire se dépose sur mes lèvres, je le trace dans ces quelques lignes et vous l’offre. Magique non ? Vous souriez !

Ludovic B.

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September 30, 2008

le Baiser

Enroulée sur mon ventre, la bête se réveille. Elle étend son corps long et froid. Ses écailles crissent sur mes poils. Ma tête triangulaire remonte, sur ma poitrine, elle siffle. Sa langue embrasse mon cou.

Son regard reptilien transperce mon regard. Ce corps ondule sur le mien. Oh ! Caresse exquise et glaciale, m'emporte en vagues frissonnantes.

Une extrémité de son corps s'enroule entre mes jambes. Prisonnier, je ferme les yeux et laisse glisser un râle de ma bouche entrouverte.

Viens ! Approche ! Donne-moi ce baiser, mêlons nos langues affamées.

La bête avance la bouche humide. Sa langue pointue glisse sur mes lèvres abandonnées. Nos langues se trouvent, se frôlent, se mêlent.

Le corps de la bête s'agite en un mouvement voluptueux, transportant mon corps cambré au paroxysme du plaisir. Ses yeux restent de glace et brusquement, elle déchire mes chairs fragiles de ses crochets gluants.

Le poison se répand, les couleurs dansent sur une musique enivrante. Symphonie enflammée, je suis projeté dans ce long tunnel où les corps se tordent, où les corps se perdent.

Me voilà anéanti, me voilà libéré. je peux enfin visiter toutes ces contrées habitées par des êtres lumineux aux visages éclairés. Les forces retrouvées, épouser les eaux des lacs si paisibles au creux de la vallée. Alors, main dans la main avec l'ange gardien, suivre le vent, et puis, et puis.. plus rien.

Rupture ( ed. Bellier ) Ludovic B.

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