Sujet d'actualité, parmi l'ensemble des "réformes" actuellement en chantier. Avec un incntournable point commun à toutes, la culpabilisation de l'usager / citoyen...
Interminables débats, litanies ininterrompues d'articles de presse qui serinent à longueur de semaines les mêmes discours. Il faut réduire le déficit de la Sécurité Sociale ! Taxe sur les consultations médicales, tickets modérateurs, déremboursements ; depuis des décennies les mesurettes s'accumulent pour tenter vainement de venir bout de ce satané déficit...
Dans l'ensemble de cette cacophonie dédiée à la pensée unique, j'ai relevé une intervention qui va à contre-courant des schémas que l'on s'obstine à nous faire accepter. Elle se base sur quelques constats d'évidence :
- la durée de la vie en France s'allonge, entraînant du même coup un vieillissement de la population et par conséquent sa fragilisation,
- les avancées de la médecine permettent aujourd'hui de traiter des pathologies dont on mourait encore récemment. En plus de conforter l'allongement de l'espérance de vie, la science traite aujourd'hui plus de maladies qu'autrefois, en contrepartie de traitements beaucoup plus longs et plus couteux.
Partant de ces deux constats on ne peut plus basiques, que même nos politiques ont dû intégrer dans leurs schémas de réflexion, on arrive à la conclusion inéluctable que notre système de soins ne peut que devenir de plus en plus coûteux.
On en arrive au problème du financement de ce système de soins.
Qui implique de vrais choix de société.
Dans un premier cas, on considère que la solidarité entre les générations, entre les malades et les bien-portants, entre les pauvres et les riches, est une idée forte qui doit guider les priorités de la nation. On abandonne alors l'obsession de la rentabilité des systèmes de santé, quitte à développer de nouveaux modèles économiques de financement et de nouvelles priorités d'actions.
Dans un second cas, l'impératif économique prime. Au nom d'un certain réalisme politique, on rabote les budgets, on privatise une partie des remboursements, les conditionnant désormais à la capacité de capitalisation de chacun. La conséquence est immédiate : aujourd'hui déjà, nombreux sont ceux qui renoncent aux soins pour des raisons économiques.
Et quand on entend parler du déremboursement des traitements concernant les longues maladies, notamment les anti-douleur qualifiés de "traitements de confort", on peut s'interroger sur les choix de société sur le point d'être faits...
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¡¿¡¿ ʇɐɥʍ ˙˙˙oS pro says:
Franchement, je ne m'interroge pas sur les choix de société, je serais bien incapable de les faire... Dans tous les cas, y aura des mécontents, et pas qu'un peu !
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Christophe replies:
¡¿¡¿ ʇɐɥʍ ˙˙˙oS pro replies:
Je suis touchée de près par ce genre de problème... Je pourrais m'interroger, mais je n'ai ni les capacités mentales nécessaires ni toutes les données en main pour, au final, décider quelle serait la solution idéale.
En religion comme en politique, je n'ai jamais adhéré à quelque courant que ce soit, parce que rien ne me satisfait totalement... Je suis donc une désengagée, qui fait avec ce qu'elle a, avec les lois et les problèmes du moment, sans se révolter ou dépenser de l'énergie à se battre contre des moulins à vent.
J'admire les gens qui s'engagent et qui se battent pour faire avancer les choses. J'suis plutôt une battante, en plus, dans ma vie privée. Mais pour le coup, je suis lâche.
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Christophe replies:
Il y a un aujourd'hui un courant insidieux qui nous amène à nous désengager, et à nous déresponsabiliser. On agit à notre place, on pense à notre place, et on nous punit quand nous osons essayer de sortir du cadre. La société d'aujourd'hui infantilise les adultes, en même temps qu'elle fait croire aux jeunes qu'ils deviennent eux-mêmes des adultes.
Normal qu'on ne soit pas bien à l'aise dans ce système là...
¡¿¡¿ ʇɐɥʍ ˙˙˙oS pro replies:
Il faut déjà dépenser une telle énergie pour avancer, pour progresser, pour se protéger, que je ne vois pas l'intérêt de la 'gaspiller' en luttes inutiles.
"Trouve la force de changer ce que tu ne peux accepter et d'accepter ce que tu ne peux changer"... Ca me va bien :)
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Christophe replies:
¡¿¡¿ ʇɐɥʍ ˙˙˙oS pro replies:
Il faut de tout pour faire un monde, parait il ;)
Happy Birthday, Christophe, et que tes voeux se réalisent !
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Christophe replies:
Gargamiel says:
Cela dit, qui avions-nous, face à face, lors du vote final des présidentielles?
Une nulle... et un bonimenteur.
De 2 maux, il faut savoir choisir le moindre, et beaucoup l'ont fait, je pense.
Résultat, maintenant, on n'est pas dans la merde, car il évident que les 3/4 des ministres ne sont là que pour faire joli, et certainement pas pour leurs capacités à résoudre les problèmes à venir -ou même à choisir les moins mauvaises solutions.
Sur le fond, je pense que nous allons tous droit dans le mur. La question de la longévité des uns, financée ou pas par les autres, sera secondaire si nous ne changeons pas -assez vite- de style de société mondiale.
(J'ai failli oublier: bon anniv hein! ;)
Christophe replies:
Chantal says:
Rien ne va plus, c'est effarant!
Des ministres qui font joli, et un président Bibip
Christophe replies: