Le chemin menait à la plage
Déserte
Une aigrette seulement
Pas un humain, là!
Quittées les chaussures
Pour marcher sur le sable
Vers le squelette de bois
Nous dirigions nos pas
Las! Nos pieds s'enfoncèrent
Dans la vase grisâtre,
Où marchait l'oiseau agile,
Jusqu'aux chevilles!
L'épave, échouée
Eventrée, meurtrie
Montrait son flanc blessé
Lui montra la grande bète terrassée
Gisant à même le sol
Elle, pour lui,
Penchée sur la flaque
Où se miraient les amants
Faisait ruisseler l'eau
Sur ses pieds blancs
translate into English
Send a message
Search for members

PINEDE pro says:
Béatrice replies:
Curieux: tes mots ont ce même pouvoir sur moi!
Ton talent littéraire me fait penser à Pagnol, ou à Daudet... de véritables conteurs, des charmeurs aussi...
Merci, Pinède! Bises!
Lio.D says:
Béatrice replies:
Mais tout de même, ce qui nous trotte dans la tête en ce moment c'est Calogero "Danser encore"...
Béatrice says:
Bises!