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November 19, 2008

A vous de continuer...

A vous de continuer l'histoire... par vos commentaires, de 30 lignes maxi...



Lorsque l'épris est pris, quel en est le prix ?

Il est étendu dans l'herbe humide, nu. La lune le regarde de sa lumière laiteuse. Il semble dormir. Un filet de bave coule de ses lèvres alors que des scolopendres courent sous ces aisselles. Il ne voit pas ces regards lointains, ces silhouettes diaphanes qui l'entourent et le frôlent. Une passant au dessus de son visage, l'autre caressant son sexe. Un frisson le parcourt alors que la brume commence à avaler son corps. La caléidoscope de ses pensées vient de se stabiliser sur une image. Est ce son passé ? Son présent ? Est ce l'image de ce qu'on ne peut voir ?

- Merlin, Merlin ? Ne peux tu pas réveiller le dragon ?

Le bruissement du vent lui répond. Il tente d'enlever ces racines qui le tiennent au sol, tourne la tête et voit une statue masculine immobile les bras ouverts. Dans un dernier effort, il réussit à se lever et regarde la statue... Rien ne lui revient. Il regarde alentour, quelques formes diffuses disparaissent.

- Merlin ? Merlin ? Montre-moi le chemin. Réveille le souffle du Dragon !

Un papillon de nuit se pose sur l'épaule de l'homme de pierre...

....de la statue le sable s'écoule, laissant voir une peau noire....Il se souvient...la clepsydre est vide....
L'aube se mélange à la rosée et les bras de la statue libérée retombent... le papillon s'enfuit.

Merlin? Merlin ? toi qui voit l'avenir, envoie le dragon !

Les deux hommes face à face....le dragon jaillit de l'eau...
éclaboussés de lumière.....un nouveau jour se lève.....l'amour enfin permis...
...entre le poisson et le papillon, entre l'homme blanc et l'homme noir...
entre le yin et le yang...
le dragon s'enroule autour d'eux....

Merlin ? Merlin ? la légende a raison....l'amour à tout prix....plus fort que la mort.....

le dragon s'endort....

L'amour à tout prix et à quel prix... Le dragon s'endort... son souffle soufré se ralenti.. Lui regarde cet autre comme un miroir, comme un négatif de photo. Il ne comprends pas ce qu'il fait ici. Pourtant il sent cette menace. La statue maintenant vivante lui tend la main. Il la prend pour sentir une chaleur et leurs regard se perdent au delà des brumes, au delà du réél... Sans prendre le temps de se regarder, ou de se caresser, ils avancent maintenant... Prêts à combattre.

Merlin ? Merlin ? réveille encore le dragon…il est le guide, il est le protecteur….

…les souvenirs surgissent, ombres blanches, ombres noires…le miroir brisé….
mais , plus forts ensemble, l’homme blanc, l’homme noir et le dragon s’en vont vers un ailleurs…. le temps n’est plus….
Une racine résiste et s’enroule autour des chevilles…non pas de bijoux factices…nus….comme aux premiers jours…
Ils s’avancent, peau contre peau ,intimement liés par la pensée….
...les éclats de verre scintillent…attirent…
Rêve, réalité ou illusion…?

Merlin ? Merlin ? murmure au dragon le chemin du savoir….

- " Au fait, qui est tu ? " dit le blanc au noir .
- Je suis moi, répond le noir. Et toi ?
- Je suis moi.
- Je serai donc le moi noir et toi le moi blanc !
- Es tu mon contraire ? Mon ombre ?
- Tu es peut être mon négatif et moi ta lumière !
- Pourquoi est on nu ?
- Ca t'excite réponds le noir en se caressant...
- Non pas trop, ce gros lézard derrière me fait peur ! Mais toi je vois que oui ! Qu'est ce qu'on fait là ?
- Demande le lui, je ne sais pas.
- Hé ! Ho ! Gros lézard ! Qu'est ce qu'on fait là !
Le Dragon baisse la tête et les regarde de son oeil rouge.. Un souffle chaud sort de ses nasaux. ...

à vous

Chaque commentaire sera collé à la suite...

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October 17, 2008

Les Eaux Mortes

Eaux mortes étendues
Oh ! mondes engloutis
Une partie de ma vie
Figée sous le miroir.
Atlantide perdue
Noyée de désespoir
Colonnes ténébreuses
Surgissent de mes pensées.
L'étoile de l'espoir
Je la vois briller.
La force qui m'échappe,
Je la rattraperai.

Eaux mortes du passé
Sans se retourner
Mon corps s'enfuit enfin
Meurtri et sans rien
Des eaux toujours mortes

Mortes du passé.

Eaux mortes enfin calmées
Miroir évaporé
Je penche mon visage,
L'image me sourit.
Au delà du regard
L'espoir d'en être sorti.
Le reflet me transperce
De sa réalité.
L'autre moi déchiré
M'enlace à jamais
Nous ne sommes plus qu'un,
Moi le Dernier Sur Rien.

Eaux mortes du passé
Sont récussitées
De là renaît enfin
Le Dernier Sur Rien
Avec la clé des portes
Portes hallucinées.

Ludovic B. Le Dernier Sur Rien - Ed L.D.S.R. 1997

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September 30, 2008

le Baiser

Enroulée sur mon ventre, la bête se réveille. Elle étend son corps long et froid. Ses écailles crissent sur mes poils. Ma tête triangulaire remonte, sur ma poitrine, elle siffle. Sa langue embrasse mon cou.

Son regard reptilien transperce mon regard. Ce corps ondule sur le mien. Oh ! Caresse exquise et glaciale, m'emporte en vagues frissonnantes.

Une extrémité de son corps s'enroule entre mes jambes. Prisonnier, je ferme les yeux et laisse glisser un râle de ma bouche entrouverte.

Viens ! Approche ! Donne-moi ce baiser, mêlons nos langues affamées.

La bête avance la bouche humide. Sa langue pointue glisse sur mes lèvres abandonnées. Nos langues se trouvent, se frôlent, se mêlent.

Le corps de la bête s'agite en un mouvement voluptueux, transportant mon corps cambré au paroxysme du plaisir. Ses yeux restent de glace et brusquement, elle déchire mes chairs fragiles de ses crochets gluants.

Le poison se répand, les couleurs dansent sur une musique enivrante. Symphonie enflammée, je suis projeté dans ce long tunnel où les corps se tordent, où les corps se perdent.

Me voilà anéanti, me voilà libéré. je peux enfin visiter toutes ces contrées habitées par des êtres lumineux aux visages éclairés. Les forces retrouvées, épouser les eaux des lacs si paisibles au creux de la vallée. Alors, main dans la main avec l'ange gardien, suivre le vent, et puis, et puis.. plus rien.

Rupture ( ed. Bellier ) Ludovic B.

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September 21, 2008

Magie

Alors que le soleil perce de ses rayons les fenêtres offertes au vent, je regarde mes mains. Quarante et un ans de chemin se terminent pour en arriver là… Sans aucun regret, sans aucune nostalgie je ferme les yeux et regarde le chemin. Non, je ne regrette rien. Les regrets ne sont qu’une perte de temps, une perte d’énergie. Je n’ai peut-être plus assez de temps, plus assez de force à dissiper dans de multiples directions, alors je choisis.

Les combats contre les chimères sont encore nombreux dans cette grande toile tissée. Je tire les fils de mes mains et de mes forces, je bouge et fais bouger. Prendre conscience du soi dans le tout … prendre conscience de sa force et de ses pouvoirs… C’est ça la magie. Cette magie qui se résume en un sourire, cette magie qui se tourne vers la lumière ou vers l’obscur, à chacun ses choix, mais l’essentiel est de choisir et d’être conscient de ses propres possibilités.

Alors qu’un sourire se dépose sur mes lèvres, je le trace dans ces quelques lignes et vous l’offre. Magique non ? Vous souriez !

Ludovic B.

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September 17, 2008

Le Dernier Crépuscule de Juillet

Lumière rouge d'un soleil couchant,
Horizon flou brouillé par la chaleur
Ecrasant nos corps collés par la sueur,
Ta main sur mon dos tremblant
De voir le dernier.

Le dernier crépuscule de juillet
D'un coup de pinceau retrace le vent,
Il efface nos rêves d'enfants
Laissant en nous ce goût brûlant
Du dernier crépuscule de juillet.

Chaleur lourde d'une nuit tombée
L'herbe jaunie par ces jours trop chauds
Se replie sur sa souffrance, ce manque d'eau,
Eau qui coule de nos yeux apeurés
De vivre le dernier.

Le dernier crépuscule de juillet
Joue avec nos âmes torturées,
Sèche nos larmes perlées
Sur nos peaux douces données
Au dernier crépuscule de juillet.

Tristesse sombre des lendemains,
Le temps ne fait que passer
Sur cette toile aux couleurs variées,
Où nous restons pour chercher
La chaleur de nos mains.

Le dernier crépuscule de juillet
En nous a brûlé l'envie,
Je regarde ailleurs et souris
Car dans tes yeux déjà tu oublies
Ce dernier crépuscule de Juillet.

Ludovic B. " Le Dernier Sur Rien " 1997 ed L.D.S.R

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September 5, 2008

Merci le Neuf

Bonjour à tous

Mon dernier article était une fausse joie, car le lendemain la panne recommençait. Hé oui je me suis battu du 21 juillet jusqu'au 28 août pour avoir Internet et le téléphone. Je ne ferai aucun commentaire sur l'efficacité des interventions ni sur la rapidité de ces dernières. En un mot, merci le neuf, nouveau grand fournisseur de pannes Internet.

Me voici maintenant de retour, en vacances en Haute Savoie. Merci à tous pour vos messages et vos commentaires, j'espère maintenant pouvoir rester parmi vous.

Bisous à tous

Ludovic

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August 13, 2008

panne

Hé oui,

 

C'est une panne internet qui m'a éloigné de vous.. Pendant trois longues semaines... Je ne pourrai rattraper le retard, mais je suis là..

Bonnes vacances à celles et ceux qui le sont... Moi c'est pour fin aout

Bises à tous

Ludovic

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July 11, 2008

Le Reflet du Royaume 6

La nuit est tombée, noire et profonde. Au bout d'un long moment, la reine entre, entourée d'un halo de lumière. Elle tient une chandelle qu'elle pose près du trône devant lequel elle s'agenouille. Elle pleure en caressant le bois des accoudoirs. Un bruit derrière elle la fait sursauter. Irina est derrière elle. Elle se redresse en s'essuyant les yeux.

LA REINE : Ah, c'est toi Irina.

Irina fait une courte révérence.

IRINA: Je m'excuse Majesté, j'ai entendu du bruit et ...

LA REINE : Ca fait longtemps que tu m'observes ?

IRINA : Un instant ma Reine. Vous regrettez ?

LA REINE : Qui ça ?

IRINA : Votre époux.

LA REINE : C'était un homme si fier, si juste et bon. Il régnait avec sagesse, il était respecté. Mais la guerre me l'a enlevé.

Elle se dirige vers le miroir qu'elle regarde avec dureté.

IRINA : Vous l'aimez ?

LA REINE : Qui ça ?

IRINA : Votre fils.

LA REINE : Je n'ai plus que lui. Il est si fragile. Il est tellement différent de ce que j'aurais voulu qu'il soit. Il est tellement différent de ce que devrait être un roi. Mais oui, je l'aime comme une mère doit aimer son fils, c'est à dire tel qu'il est.

IRINA : Dites-le-lui, il a tellement besoin d'être aimé.

LA REINE : Je ne peux pas.

IRINA : Pourquoi ?

LA REINE : Je suis Reine avant tout et lui est roi.

IRINA : Oh ! Vous les Rois vous êtes tous d'un compliqué ! Vous vous créer des barrières alors que tout peut être si simple.

LA REINE : Tu sais Irina, nous sommes une image que tout le monde doit admirer. Nous ne devons pas montrer nos faiblesse. Mais nous souffrons, nous aussi. Mon fils souffre de ne pas se croire à sa place, je souffre de le voir ainsi et de ne pouvoir l'aider. Je ne peux approuver ouvertement certains de ses comportements et parfois, je regrette d'être si distante et si dure. Mais je suis la Reine Mère; ce qui dit bien Reine avant que Mère. Moi aussi j'aurais voulu être insouciante quelques fois, vivre normalement mais...

Surien sort de l'ombre de la pièce.

SURIEN : Merci Mère.... Voilà des paroles que j'avais tellement envie d'entendre.

IRINA : Aaaaaah !!!!!!

LA REINE : Tu étais là ?

Irina s'évente, bouleversée.

IRINA : Majesté ? ! Vous m'avez fait une de ces peurs !

Le roi avance et reste debout, à une certaine distance de sa mère.

... à Suivre ...

Ludovic B. Le Reflet du Royaume ed Le Manuscrit 2002

 

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July 8, 2008

Le Reflet du Royaume 5

Elle sort en riant. Un court instant après, le garde entre, souriant. Il se met au garde à vous.

AXEL : Majesté, vous m'avez demandé ?

Surien se lève et lui fait signe d'approcher.

SURIEN : Approche !

Le garde regarde de partout, l'air inquiet.

SURIEN : Nous sommes seuls, approche je t'ai dit.

AXEL : Bien Majesté.

SURIEN : Arrête avec tes majestés ! Je te dis que nous sommes seuls !

Le garde approche enfin. Les deux jeunes hommes restent immobiles à se regarder.

AXEL : Ton regard est triste, Surien.

SURIEN : Triste est un bien faible mot... Et moi un bien faible roi. Tu le savais ?

Le garde baisse les yeux. Le roi le prend par le bras.

SURIEN : Pourquoi Axel ?

Axel n'ose regarder le roi dans les yeux.

AXEL : Je ne sais pas. J'ai fait ce que j'ai pu mai mon pouvoir est faible en ce monde et je ne pouvais pas te dire.

SURIEN : Pourquoi ?

AXEL : Tu es roi. Je pensai que...

SURIEN : Aide-moi !

Surien prend maintenant Axel dans ses bras.

AXEL : Je ferai tout ce que je peux. Je t'ai donné mon corps, je suis prêt à te donner mes forces et ma vie. Je resterai à tes côtés, quoiqu'il arrive. Je suis ton gardien, celui de tes portes et de tes rêves, celui de ton corps et de ta vie. La garde royale t'es encore fidèle, il te reste à convaincre les autres pour lever une armée que tu mèneras à la victoire.

SURIEN : Tu es gentil Axel. Je crois que tu as raison, je suis roi, moi seul peux sauver le royaume. Pas ce soir. Les issues sont-elles bien gardées ?

AXEL : Oui.

SURIEN : D'où vient ce froid qui m'envahit ?

AXEL : Je ne sens rien, ce doit être la fatigue.

SURIEN : Tu as sans doute raison. Il se fait tard, viens.

Les deux hommes sortent de la pièce.

... à Suivre...

Le Reflet du Royaume , Ludovic B. ed Le Manuscrit 2002

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July 3rd, 2008

Le Reflet du Royaume 4

Le roi prend le visage de la fée dans ses mains et regarde dans ses grands yeux brillants.

SURIEN : Mon Dieu ! Ces hommes.. Tous ces hommes armés de noir ! Ce sang, cette misère... La terre se fissure, les récoltes meurent, mes gens sont affamés. Cette armée obscure avance vers moi... Oui, ça y est, je sens sa présence et son souffle glacé ! Mais qu'est-ce que c'est ? Que me veulent-ils ?

LA FEE : Ce sont les ténèbres. Elles avancent, détruisent et pervertissent. Elles sont juste là, tout près de toi ! Elles veulent ta place.

SURIEN : Arrête ! N'essaie pas de me faire peur !

LA FEE : C'est la vérité.

SURIEN : Que dois-je faire ?

LA FEE : Agir en tant que roi et faire ce qui est le mieux pour ton royaume.

SURIEN : Je ne sais pas ! Pourquoi ne suis-je pas comme tous les hommes ?

LA FEE : La question ne se pose pas.

SURIEN : Pourquoi ?

LA FEE : Parce-que tu es roi.

SURIEN : Très bien, ils veulent un roi, ils vont en avoir un ! Combien d'hommes fidèles me restent-ils ? Où sont mes ministres et mes généraux ? Où sont mes armes ?

Le roi va dans tous les sens.

LA FEE : Il est peut-être un peu tard ce soir pour partir en campagne ? Tu pourrais attendre demain mon doux roi. Je t'aiderai. Tu deviendras un bon roi, aimé et adoré. Pense à ce que je t'ai dit.

Surien lui prend la main.

SURIEN : Que vais-je devenir ?

LA FEE : Tout dépend de toi.

SURIEN : Aaaah ! Arrête ces sornettes ! Pendant tout ce temps passé, tu ne m'as montré que douceur de vivre et maintenant tu me montres l'apocalypse ! Laisse-moi, je suis fatigué ! Laisse-moi et retourne dans ton miroir déformé !

La fée se dirige vers le miroir.

LA FEE : N'est déformée que la vision de celui qui regarde le reflet. Bonne nuit Majesté.

La fée disparaît derrière le miroir.

SURIEN : Qu'est-ce qu'elles ont toutes ce soir ?

Le roi reste assis sur son trône, abatti. Une petite voix le tire de ses pensées : c'est la servante qui vient d'entrer avec dans ses mains un plateau et une coupe.

IRINA : Majesté ?

SURIEN : Oui ? Ah ! C'est vous Irina.

IRINA : Oui, je vous apporte de quoi vous calmer. Depuis tout à l'heure, on vous entend crier dans tous les couloirs du palais. Vous me semblez renversé.

SURIEN : Merci Irina. Le mot est bien faible. Je viens d'ouvrir les yeux et je n'ai qu'une seule envie, les refermer. Montrez-moi ce remède. Il n'a pas trop mauvais goût j'espère.

IRINA : Non, il est à base de plantes. J'en prends aussi lorsque je suis trop énervée.

Surien prend la coupe et boit le breuvage.

SURIEN : Axel est-il toujours à son poste ?

IRINA : Oui, il ne le quitterait pour rien au monde?

SURIEN : Toutes les portes sont-elles fermées ? Les issues gardées ?

IRINA : Je pense Majesté. Mais sans doute qu'Axel vous le dirait mieux que moi.

SURIEN : D'où vient ce courant d'air ?

IRINA : Je ne sens rien.

SURIEN : Où est Axel ?

IRINA : A son poste Majesté.

SURIEN : Vous pouvez disposer ma chère Irina. En sortant dites-lui de venir.

IRINA : A qui ?

SURIEN : A Axel voyons !

IRINA : Bien majesté.

SURIEN : Et surtout ne me dites pas bonne nuit !

Irina se dirige vers la porte.

IRINA : Bien Majesté. Bonne...

Surien la coupe.

SURIEN : Non !

IRINA : Le coeur y est !

... à suivre...

Le Reflet du Royaume, Ludovic B. ed Le Manuscrit 2002

 

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July 1st, 2008

Le Reflet du Royaume 3

Le miroir s'éclaire. Une femme semble sortir de derrière, belle et souriante.

LA FEE : Bonjour mon roi. Je te sens énervé ce soir.

SURIEN : Est-ce vrai ?

LA FEE : Quoi donc ?

SURIEN : Toi qui vois tout, tu devrais savoir !

LA FEE : oh ! Si tu le prends comme ça, je m'en vais.

SURIEN : Non, reste. Je m'excuse.

La fée lui prend les mains.

LA FEE : Mon doux roi... Demande-moi et je te montrerai dans le reflet de mes yeux tout ce que tu veux savoir.

SURIEN : Est-ce vrai ?

LA FEE : Ce qu'a dit ta mère ? Tu sais, elle ne m'aime pas beaucoup.

SURIEN : Réponds-moi s'il te plait ! Mon royaume va-t-il si mal que ça ?

LA FEE : Oui, c'est vrai. Les larmes et le sang coulent aux portes de la ville. Les gens te cherchent, te perdent et te haïssent. Il y en a même qui rient de toi. Un tas de bouffons te singent dans leurs spectacles. Ils sont malheureux, ils ont peur et ils ont mal, ils te croient la cause de tous leurs maux. Tes ministres ne font rien pour arranger la chose. ils te roulent dans la boue devant les seigneurs, tes rivaux.

SURIEN : Mais pourquoi ne me l'as tu pas dit ?

LA FEE : Tu ne me l'as jamais demandé.

SURIEN : Ce n'est pas une réponse ! Tous les gens qui me faisaient confiance sont déçus et me tournent le dos. Je suis incapable de gouverner, je n'ai jamais su. Et toi... et toi qui le savais et ne me disais rien ! Pourquoi ? Pourquoi ?

LA FEE : Tu sais, je ne mens jamais, mais je ne réponds qu'aux questions qu'on me pose. J'ai bien essayé de te mettre en garde plusieurs fois, mais tu ne m'as pas écoutée, tu n'en as fait qu'à ta tête.

SURIEN : Mais je suis roi ! Tu dois tout me dire, tu dois m'obéir ! Je pourrais te détruire si je le désirais. Méfie-toi !

LA FEE : Ose seulement lever la main sur moi ! C'est bien encore une idée de ta mère ! Si tu veux vraiment tout savoir sans avoir à me demander, épouse-moi ! Fais-moi reine ! Ne t'inquiète pas, je te laisserai vivre ta vie pendant que je gouvernerai. Je te demanderai juste de me faire un enfant, qui à son tour deviendra roi.

SURIEN : Une fois que tu m'auras tué ! Ah ! Que je suis faible ! Mère avait raison, tu n'es qu'une sorcière. Tu te joues de moi pour arriver au pouvoir. Jamais ! Jamais tu entends !

LA FEE : Parce que tu crois être capable de te servir de ton pouvoir sans moi ? Regarde dans mes yeux avorton de roi !

SURIEN : Je ne te permets pas !

LA FEE : Regarde !

... à suivre...

Le Reflet du Royaume, Ludovic B. ed Le Manuscrit 2002

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June 30, 2008

Le Reflet du Royaume 2

LA REINE : Ah ! Tu es encore sous l'emprise de cette sorcière. Quelle vision déformée tu dois avoir ! Si j'en avais le pouvoir, je la détruirais ! Mais seul un roi peut le faire. Cette garce ! La seule fois où ton père l'a écoutée, il est mort le lendemain.

SURIEN : Ce n'est pas de sa faute !

LA REINE : Conduis-toi en roi, le danger approche. La peur et la misère déversent leurs flots de boue noirâtre sur toi et toutes tes gens. Il est juste là, juste devant tes yeux, derrière ces murailles qui te protègent. Ton royaume agonise ! Réveille-le !

SURIEN : Mais je n'ai rien demandé !

LA REINE : Mais tu n'as pas à demander ! Tu dois ordonner ! Il est de ton devoir de le faire, pour toi, pour moi, pour ton père et pour ton peuple !

SURIEN : Mère ! S'il te plait, arrête de m'accuser ! Personne ne m'a appris. je ne peux pas !

LA REINE : Les autres ne peuvent pas t'apprendre à décider et à te diriger dans ta propre vie, c'est à toi seul de le faire. Tu peux et tu dois le faire.

SURIEN : Non, j'ai mal à la tête.. Laisse-moi !

LA REINE : Ne fais pas l'enfant, c'est trop facile de...

SURIEN : Non ! Laisse-moi ! Je te l'ordonne !

LA REINE : Très bien... J'espère que cette discussion t'aura un peu ouvert les yeux. Tiens, parles-en à cette maudite sorcière ! Bonne nuit Majesté.

Elle se dirige vers la porte et sort.

SURIEN : Bonne nuit majesté, bonne nuit... aaaah ! Je suis maudit !

Le roi reste seul, maugréant et tournant dans la pièce en faisant de grands gestes.

SURIEN : C'est pas vrai... C'est pas vrai... Je cauchemarde !

Il s'arrête devant le miroir.

SURIEN : Je t'ordonne de venir !

.... à suivre...

Ludovic B. " Le reflet du royaume" ed Le manuscrit 2002

 

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June 26, 2008

Le Reflet du Royaume 1

I

Le roi, seul dans la salle du trône, assis, se regarde dans un grand miroir, l'air songeur. Un jeune garde entre dans la salle et lui dit quelques mots à l'oreille.

SURIEN : Fais la rentrer.

Le garde se retire et se dirige vers la porte. Il revient.

LE GARDE (au garde à vous) : La reine !

La reine-mère entre et salue le roi.

SURIEN : Bonjour mère, ou plutôt bonsoir.

LA REINE : Sa majesté...

SURIEN : Cesse ce ton protocolaire ! Que me vaut l'honneur de ta visite si tardive, mère ? M'as-tu trouvé une nouvelle prétendante ?

LA REINE : Que d'amertume dans ta voix, Surien. Ca fait longtemps que j'ai rennoncé à te voir marié, à mon grand regret d'ailleur !

SURIEN : Et tu me dis amer ! Que devrai-je dire ?

LA REINE : Ce n'est pas de l'amertume. De la déception, c'est tout, mais je n'ai plus que toi et ...

SURIEN : Mère ! On ne va pas revenir là dessus !

LA REINE : Oui.

SURIEN : Tu n'es pas venue me faire la morale j'espère !

LA REINE : Non, je suis venue t'entretenir de quelque chose de beaucoup plus grave.

SURIEN : Vas-y, je t'écoute.

LA REINE : Je suis venue te parler de ton royaume.

SURIEN : Mon Royaume ?

LA REINE : Oui.

SURIEN : Continue ! Tu m'intrigues ! Que se passe-t-il de si grave ?

LA REINE : C'est bien ce que je pensais. Mes peurs étaient toutes fondées. Ne te rends tu compte de rien ? Ne vois tu rien ?

SURIEN : Quoi à la fin ? Que devrai-je voir ? Parle !

LA REINE : Ton royaume se fissure et se meurt à cause de ton absence en tant que roi.

SURIEN : C'est faux !

LA REINE : Malheureusement non. Ton palais est beau, il te protège. Mais regarde un peu autre chose que ton reflet dans ce miroir ! La misère, la haine, la corruption gagnent peu à peu du terrain, aspirant les forces vitales de ce monde. Elles sont maintenant aux portes de la ville, aux portes de ton coeur. Le peuple est las de ne plus voir son roi et d'être gouverné par des ministres assoiffés de pouvoir et d'argent. Les guerres de clochers et d'influences font rage, l'or est dilapidé et toi tu restes là.

Le roi se lève et va de long en large.

SURIEN : C'est faux ! Je le saurais !

LA REINE : Comment ? Tu es absent du royaume et de ta vie. Le peuple se demande même si tu es encore vivant. Tu crois que tu n'as qu'à faire le beau sur ton trône pour que tout aille ? Te vautrer avec je ne sais quels bouffons ou gardes passent encore ! Mais laisser mourir ton royaume, ton héritage, ta propre vie ! Grandis un peu ! Ouvre les yeux et regarde ! Ton père...

SURIEN : Arrête ! De quel droit ! Mon père a lutté pour ce royaume et a été tué ! Oui, il a ouvert les yeux et il en est mort !

LA REINE : Parce-que tu crois que les fermer te sauvera ?

SURIEN : Je ne les ferme pas ! Ne juge pas ma vie, tu dramatises tout !

LA REINE : Mais sois adulte ! Prends en main ta vie et ton royaume. Tu as le pouvoir en toi, il te reste peu de temps pour agir avant qu'il ne soit trop tard !

SURIEN : Tu mens ! Je le saurais, elle me l'aurait dit !

Surien désigne le miroir...

à suivre.......

Ludovic B. "Le Reflet du Royaume" ed. Le Manuscrit 2002

 

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June 22, 2008

C'est la vie

 

C’EST LA VIE
 
 
 
L’autre soir, ma femme et moi partagions nos avis sur la vie. Je lui demandai : « Sylvie, as-tu vu passer ta vie ? » Désolée, elle me répondit qu’elle ne vit point sa vie passer. Etonné, je pensais que Sylvie ne vit sa vie parce qu’elle ne vit pas, ou pas comme il faudrait à mon avis. J’insistais en lui demandant : « Tu ne vis point ta vie passer mais tu vis aujourd’hui ? » Cette question fût suivie d’un long silence… C’est alors qu’une réponse m’apparût comme une fatalité. Sylvie ne vit pas car elle attend sa vie d’ange. Mais c’est un peu prendre une voie de garage car la vie c’est ici et tout de suite. S’il faut attendre sa vie d’ange pour vivre alors la vie perd, glisse entre nos mains, bouche nos yeux et on ne vit plus.
Moi, ma vie je la vis passer et je la vis encore pleinement. La vie est merveilleuse comme une belle femme même si quelque fois elle asservit et lasse. La vie serre mes entrailles et me donne envie de continuer, d’avancer. La vie est comme cette jeune femme à la robe fleurie qui passe devant moi, comme cette nature enivrante, comme une eau de vie parfumée qui me convie à la fête et à l’amour. Oui, la vie est amour. Amour physique, le sexe est un pot qui relie deux envies. Le vit a envi de ces femmes aux envies de vits. Mais ce pont, le vit, ne fais pas l’amour. L’amour c’est la vie et la vie est une corne d’abondance pleine de vivres. Nourritures physiques, spirituelles, c’est un étonnement perpétuel. Il faut savoir profiter des bonnes choses de la vie et ne pas attendre.
Mais c’est vrai que quelques fois la vie se fait moins drôle. La dernière fois, j’allais chez le médecin. Par politesse, il me demanda des nouvelles de ma femme. Je lui dis alors :  « Ne m’en parlez pas, elle ne vit pas. » Le médecin désolé me présenta ses condoléances et je lui répondit : « Vous faites erreur docteur, Sylvie vit, mais elle ne vit pas sa vie passer. » Il me demanda quels étaient ses maux, de les lui décrire et de lui conseiller de consulter. Je lui dis que ses mots étaient ceux que je venais de lui dire, texto ! Que je pouvais lui les écrire s’il voulait. Un silence s’en suivit. Il n’avait pas l’air de comprendre. Il me demanda alors ce qui m’amenait. Je lui dis que j’étais mal et que je voulais avoir l’avis d’un médecin. Il m’a répondu qu’il aurait fallu que je fasse des études. Je le regardais étonné et lui dit : « Ecoutez docteur, c’est bien parce que je n’ai pas fais d’étude que j’aimerais avoir l’avis d’un médecin. » Il haussa les épaules et me dit de me déshabiller. Après m’avoir ausculté, il me dit : ce sont des virus. Je n’aurais jamais cru que ça remontait d’aussi loin. J’étais jeune lorsque je mis pour la dernière fois les pieds en Russie. Je me souviens toutes ces belles poupées qui tombaient pour le bel occidental. Pour elles, j’étais un peu le mystère de l’Ouest. Mon désir tambourinait dans mes veines comme dans une symphonie pour tous ces corps russes. Je ne savais pas qu’il deviendrait requiem ! J’étais pourtant prudent docteur, j’aimais des seins qui prenaient la pilule pour ne pas donner la vie. Pour moi c’était le vit Da ! La vie Niet, trop chère, trop de magouilles gouvernementales. Je vous dis franc, qu’aux russes je ne voulais rien laisser. J’étais en colère et je dis au docteur :  « Si je comprends bien il aurait fallu que je vive une vie tranquille ! Une vie sage où on tourne en rond sur nous même et où on s’enfonce. Je ne peux pas docteur, la vie sans les vices c’est un peu comme ne plus avoir de tête ou comme un cocktail sans gin. »
Le médecin me confirma que c’était viral. Je lui rétorquais tout aussi énervé : « C’est sûr que quand on mal mène trop sa petite vie, la petite vie râle. » Je compris alors que j’étais en préavis de fin de vie. Furieux je lui dis : « Mais docteur, est-ce si mal de vivre ? D’avoir trop vécu je vais mourir ? Et bien Monsieur, je vous laisserais le soin d’annoncer cela à ma femme qui attend sa vie d’ange : « Sylvie, il est mort ! » Et bien c’est ça la vie ! 

Ludovic B.

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June 15, 2008

Vampires

 

Créatures immortelles
Démoniaques et cruelles,
Lèvres teintées de sang
Colorent ton corps si blanc
D’une beauté gothique,
Aspect cadavérique.
 
Ô vampire !
Créature de nuit
Qui aspire nos vies,
Les ailes suspendues
Aux temps qui ne sont plus.
Toi vampire.
 
Viens alors m’embrasser,
Donne-moi ce baiser
Dans le cou excitant.
Colle ton corps si blanc
A la chaleur du mien
Qui dans ta bouche vient.
 
Ô vampire !
Créature d’esprit
Qui aspire l’envie,
Les ailes retenues
Par ton espoir qui n’est plus.

Toi vampire !
Goûte ma lame...

 

Ludovic B, "Lames"

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June 14, 2008

Le Squelette

Un squelette vêtu d'un manteau de lumière
Court, les os cliquetant d'une étrange manière.
Excité, tremblotant, le tas d'os ambulant
Cherche son physique désespérément.
Le pauvre crâne vide de toute matière
A perdu la mémoire, ce qui l'exaspère.
C'est enfin qu'il le trouve devant lui gisant
Son amas de chairs molles à l'aspect dégoûtant.
Il regarde étonné, les deux yeux en cratères
Et repart libéré, le laissant loin derrière

Ludovic B " Rupture " ed Bellier 2000

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June 2nd, 2008

L'Homme Cyber

Allo ?
Ola ! J'entends ta voix enregistrée
Elle me parle de moi.
Mes yeux en panne sont remplacés
Par une voix synthétisée
Qui me parle de toi.

Je suis un homme cyber,
Je vis ma vie sur un écran.
Les sentiments sont propulsés
Par satellites de transmission.
Ton corps virtuel m'a transpercé
De son désir aseptisé.

Allo ?
Ola ! J'entends ta voix toute déformée
Je n'entends rien de moi.
Mon coeur en panne est remplacé
Par une pile survoltée
Qui me rappelle toi.

Je suis un homme cyber,
Je me promène sur Internet
Tressant des câbles pour m'exploser
Dans un orgasme informatique.
Mon corps de prince siliconné
S'offre au monde technologique.

Allo ?
Ola ! J'entends ta voix toute à l'envers
Je ne comprends rien de moi/
Mon cerveau dans un langage binaire,
Se reprogramme à l'Univers
Qui me guide vers toi.

Je suis un homme cyber
Qui capte tout le monde
Par des fils, des câbles et ondes.
Faire l'amour sur un clavier
Sans prendre le temps d'aimer
Le corps à l'autre bout branché.

Allo ?
Ola ! Ta voix s'est arrêtée
Je suis de nouveau moi.
Mon corps cyber s'est déchiré
Me laissant nu et esseulé
Devant le souvenir de toi.

J'étais un homme cyber
Dépressif et solitaire.
Je cherche maintenant le contact
Du bout de mes doigts apeurés
Sur ta peau douce donnée
Aux sentiments enfin avoués.

Ludovic B. " Rupture" ed.Bellier

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May 25, 2008

Le Monde Devant Toi

Regarde,
Je suis debout là, devant toi

Ma peau, c'est la terre qui se fissure
Mes yeux, des océans qui s'assombrissent.
Les forces coulent encore dans mes rivières
Alors que mes forêts s'arrachent par poignées.

Mais qu'as tu fait de cette terre ?
Bleus au coeur par ta violence
Le sang coule dans le désert
L'enfant pleure son innocence
L'argent roi repart en guerre.

Regarde,
De mes doigts je tiens le ciel,
Son voile obscur entoure la terre
Ses étoiles guident les marins.
Dans mes mains j'ai la lumière
Qui me guide vers l'espoir.

Mais qu'as tu fait de cette terre ?
Sous ma peau gronde ma souffrance
Tous les vents soufflent ma colère.
Le monde tourne de travers
Se détruit de part nos errances.

Ludovic B. " Rupture " ed. Bellier

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